Transformation des salles d’ exposition du musée de Mariemont

Réaménagement des salles permanentes du Musée royal de Mariemont

 Les problèmes identifiés sont :

  • Une proportion (hauteur) de salle peu adaptée à l’exposition en vitrine
  • Une lumière zénithale trop « haute ». En effet le dispositif d’éclairement naturel existant n’apporte une lumière qu’en haut des murs, là où rien n’est exposé.  Cet effet est accentué par l’enduit texturé qui accroche trop la lumière et crée des ombres en partie supérieure des murs.
  • Les vitrines actuelles ne dialoguent pas avec la hauteur de l’espace, tant dans leur proportions que dans le fait qu’elles soient couronnées en hauteur par un plan lumineux qui barre l’espace horizontalement.
  • La rupture de logique entre les collections romaines et les collections d’Extrême Orient, dans la même salle.
  • Les salles ne sont pas perçues depuis l’espace du « patio ». Les murs auxquels sont confrontés les visiteurs n’indiquent pas la présence d’un espace d’exposition derrière eux.
  • Problème des contre jours des espaces inter salles utilisés comme lieux d’exposition.

Les contraintes d’immobilité de certaines œuvres sont prises en compte (Cléopâtre, Pavillon de Thé, …)

Le projet se donne comme objectif de récupérer les perspectives du musée initial tout en apportant des solutions aux différents problèmes constatés.

Le concept muséographique proposé est le suivant :

Mise en évidence des pièces remarquables dans les salles, avec un dispositif scénographique adapté à l’espace de celles-ci.

Afin que scénographie et architecture soient intimement liées le parti pris est d’exposer les trésors sans additions d’éclairage ponctuels[1]. (comme, par exemple,  au Castelvecchio museum de Vérone)

Le dispositif scénographique des socles qui glisse dans l’espace met en relation le bas et le haut

  • La lumière zénithale est retravaillée pour qu’elle puisse apporter un éclairement suffisant au volume des salles. L’objectif est de « tirer » la lumière vers le bas.  Les surfaces des murs et plafonds en partie supérieures seront traités et une toile diffusante sera tendue entre les voile-poutre en béton armé.  Ce dispositif sera mis au point sur modèle réduit avec prise de mesures suivant une méthodologie comparable à celle établie par Gil Honoré, alors architecte concepteur au sein de l’atelier d’architecture de Pierre Hebbelinck au MAC’s.
  • L’éclairage artificiel  des salles est intégré au dessus du velum afin d’éclairer les salles de manière identiques tant sous lumière naturelle qu’artificielle (et de proposer un éclairage général d’excellente qualité et  économique)

Les espaces  sous passerelles sont réservés aux vitrines d’exposition.

De plus de longues vitrines, sur mesure et intégrées à l’architecture, prennent place le long des murs des salles dans l’espace du patio. (pour permettre une présentation historique et scientifique plus rigoureuse)

Cet espace sera maintenu relativement sombre, hormis les vitrines, afin de mettre en évidence la lumière venant du bas, l’effet de « patio inversé », spécifique à cette architecture.

La transition entre les collections romaines et les collections d’Extrême Orient, dans la même salle, est assumée par un plan vertical qui, comme les socles des trésors, semble glisser dans l’espace.

 

[1] En effet, l’éclairage ponctuel nie, au moins partiellement, l’espace créé par l’architecture. La scénographie acquiert alors une autonomie, non désirée ici,  vis-à-vis de l’architecture.

Programme : extension d’une habitation et construction d’un garage

Situation : Grès-Doiceau, Hèze

Maître de l’ouvrage : Mme Jamar & Mr Bricteux

Surface : 80m² extension + 50m² garage

Budget : ±150.000,00 € htvajuin 2009 : début du chantier