3 logements sociaux (Saint-Nicolas)

Le programme consiste dans la  déconstruction d’une rangée de six maisons mitoyennes insalubres de la fin du XIXème  siècle afin d’y reconstruire trois logements neufs.

Les six habitations concernées sont les plus enterrées d’une série d’ensembles de six maisons quasi  identiques implantées dans la rue.

Ces maisons sont implantées dans un territoire présentant de fortes dénivellations : leur jardin se situe au niveau des linteaux du R+1 en façade arrière, une cour extérieure gérant la transition de niveaux.

Il faut également souligner qu’il s’agit de « vrais » logements sociaux, chapeauté par la Société Wallonne du Logement. Cela signifie qu’ils ne bénéficient que de budgets  très limités, soit 70 000 € HTVA et frais,  par logement.

L’idée maîtresse est de conserver les murs de refends existant au rez ainsi que le mur contre terre et d’y poser un parallélépipède en tôle accueillant 3 logements.

Le  parti permet de résoudre deux problèmes :

Assurer la stabilité du maintien des terres sans utiliser l’entièreté du budget à reconstruire un mur de soutènement.

Restituer un impact volumétrique équivalent à celui du volume détruit avec une surface plancher budgétairement réalisable plus faible.

Cette réflexion est illustrée par le premier croquis suite à ma visite du site.

L’objectif est également d’offrir des logements agréables, avec une relation directe aux jardins via une cour (Sud) et des vues plongeantes sur le paysage. La cour prolonge l’espace du séjour de ces logements forts compacts et permet de dilater l’espace dès que le temps est propice.

Le développement du projet a permis d’offrir 3 logements 4 chambres ainsi que 3 parkings fermés locatifs vu les disponibilités de surface offertes au rez de chaussée contre terre. Ce programme est à mettre en relation directe avec la situation locale : absence de logements sociaux 4 chambres qui met en péril la survie d’une école de quartier, trop peu de parking couverts.

Les logements ont vue sur le bassin sidérurgique sérésien et le métal est ici utilisé avec ses connotations positives d’objet bien fini, lisse, à l’entretien aisé à contrario d’un matériau comme le cor ten dont l’utilisation dans ce contexte (bâti, culturel et social) eut paru agressive. Un bardage métallique élégant (petites ondes sinusoïdales et peinture laquée métallisée) est donc mis en œuvre. Il confère un aspect de légèreté et de sophistication au projet tout en rappelant l’industrie métallurgique qui constitue le fond du paysage

Programme : extension d’une habitation

Situation : Rocourt

Maître de l’ouvrage : Mr&Mme LION

Surface : 28 m² plus terrasse

Budget : 45 000,00 € htva

2004-2005